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Conjoncture économique du Brésil dégradé…La filière bois à la rescousse

Les  mauvaises performances des marchés d’Amérique Latine proviennent de trois causes : « la Chine, les matières premières, et la monnaie. »

La croissance chinoise avait boosté les exportations des pays d’Amériques latines en matières premières.

Cependant le ralentissement économique actuel de la Chine combiné à une crise des matières premières touche de plein fouet leurs marchés.

En outre, la hausse du dollar pèse dans les importations de ces pays.

L’inquiétude des investisseurs sur le Brésil provient majoritairement du retournement actuel des matières premières, avec en tête, le pétrole, le fer et le soja qui se répercutent sur les exportations du pays. Le tout renforcé par une mauvaise gestion des dépenses publiques par le pouvoir politique actuel. Le scandale de corruption du gouvernement avec l’affaire Petrobras (entreprise pétrolière contrôlée par l’Etat) et les géants du BTP, n’arrange en rien les choses.

Ce contexte est peu glorieux pour des investisseurs visant le court terme. Néanmoins, la volonté naissante des politiques de réaliser des privatisations, d’effectuer des réformes constitutionnelles, auquel s’ajoute la richesse démographique du pays et l’offre abondante de matières premières, sont autant d’éléments rassurant pour les investisseurs sur du plus long terme.

A ce propos, voici une analyse plus approfondi sur le marché de la pâte à papier ; marché qui constitue l’un des débouchés pour les parcelles SLB, en cours et fin d’exploitation.

Le Brésil était déjà le 4e producteur de pâte à papier dans le monde en 2013. En seulement 5 ans, le pays avait gagné plus de trois places dans le classement. Rivaliser avec les faibles coûts de production brésiliens relève de l’exploit, surtout quand on sait que la récolte forestière y est 9 fois supérieure à celle de la Finlande par exemple. La croissance ultra rapide des eucalyptus participe à cette compétitivité.

Les observateurs de la filière estiment que les pays de l’hémisphère Sud, Brésil compris, supplanteront les pays du Nord, longtemps leader dans le domaine : Canada, Etats-Unis, Suède, Finlande, Norvège…. Leur production qui était de 42 % en 2013, passerait à seulement 26 % en 2025 (source : Insee).

Pour information, entre 2013 et 2014, la France a augmenté ses importations de pâtes à papier de 10,7 % en provenance du Brésil, et, à lui seul, le pays représente 27 % des importations françaises. A titre de comparaison, en 2014, l’ensemble des pays de l’UE représente 32,2 % des importations réalisées par la France (source : Copacel.fr)

Les coûts de production des industriels brésiliens sont en effet très compétitifs, avec notamment Fibria, premier producteur mondial de pâte à papier, loin devant la concurrence indonésienne (April) et chilienne (chilien Aracruz).

 

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On remarque que le cours de la pâte à papier, certes volatil, a traversé sereinement les crises des matières survenues au cours de ces 8 dernières années, en comparaison du sucre, du cuivre, de l’argent métal, du soja, du fer et surtout du pétrole. L’avenir de la filière semble prometteur du point de vue brésilien.